Les moulins sont en deux fenêtres (parties convexes) et comprennent quatre vargues. Toute l’énergie mécanique nécessaire à l’entrainement des pièces vient de « l’enfer » par un axe central vertical.
Traces des chocs de la pointe du fuseau permettant aux ouvrières de le désolidariser du roquet. Il y en a des dizaines de milliers sur les moulins.
Commande d’embrayage du moulin : en baissant ce levier on fait passer la courroie sur la roue solidaire de l’axe. Inversement, en tirant les ouvrières mettaient le moulin à l’arrêt.
Axe central de distribution de l’énergie sur les 4 vargues. Il part du pilier du sous-sol.
Manomètre.
Chariot mobile sur lequel montaient les ouvrières pour accéder aux vargues supérieures. Ils ont tous été conservés. Ici entre moulins 7 et 8.
Equipement AERIC. Levallois-Perret.
Roue de transmission entrainant in fine les roquelles. On remarque le chiffre. 28 comme le nombre de dents.
Extrémité nord de la salle. Chariot latéral et barrière de protection contre la courroie tournante qui vient alimenter le circulateur situé en hauteur (photo de droite).
Circulateur réseau d’eau chaude avec son graisseur.
Roquet à joues « L. REFFAY ». Louis Reffay ayant dirigé son entreprise entre 1905 et 1936, cette bobine peut avoir une centaine d’année. Entreprise basée à La Sône, comme les Etablissements Joseph Laurent.
Tubes aux initiales Joseph Laurent. La présence de fuseaux en très grand nombre reste inexpliquée…
Roue réparée avec du cuir. On remarque l’usure de certaines dents.
Bac de trempage. Il peut avoir deux fonctions : (i) mouiller les flottes de soie grège en les assouplissant avec une solution huileuse rajoutée à l’eau (préalable au dévidage), (ii) teinter sommairement les flottes de soies moulinées avec une coloration fugace pour que le tisseur repère au premier coup d’œil la torsion du fil (selon convention entre mouliniers et tisserands).
Exemples de barbins (guide-fils). Plus de 95% d’entre eux sont en porcelaine. Fournisseurs non déterminés.
2 modèles de tavelles. Celle de gauche, probablement plus ancienne, a son poids en plomb qui sert de frein. C’est une « canton ». L’habitude a été prise de désigner par ce mot, dérivé de la ville chinoise du même nom, des flottes de diamètre supérieur à l’ordinaire et également les tavelles spécialement créées pour les recevoir, lorsque l’on a importé massivement de la grège chinoise vers la fin du XIXe siècle.
Un des 5 exemplaires de tavelles BRÜGGER envoyées pour essai à la Chèze en novembre 1957. 3 ont été retrouvées.
Tavelette pour rayonne. Des dizaines sont stockées au grenier.
Flotteur conçu pour remettre en flottes la soie moulinée reçue d’abord sur bobine. L’une des 4 branches se replie pour faciliter le retrait des flottes.
Roquets de différents diamètres.
Courroie en cuir « TANNERIES LYONNAISES A OULLINS S/RHÔNE ».
Capelette GUET. On remarque le plomb d’équilibrage en bas (pièce tournante).
Envoi des Filatures et Tréfileries de la Maurienne à Saint-Rémy en Savoie. La gare du Cheylard était encore en fonction.Cette entreprise apparait dans les registres en mai 1948.
Purgeoir. Le fil, en passant entre les deux lames, était débarrassé de ses impuretés (boucles, aspérités etc.).
Etiquette figurant au dos du carton réutilisé en 1945 comme support à la grille des salaires. « 100 D 40 B » probablement pour 100 deniers 40 brins. Certains lots reçus des Salins avaient ces caractéristiques.